Quand Drine de la Mirette déborde de mots, elle les dispose, facétieusement parfois, en compositions colorées ou en improbables bouquets, les met en scène, les amplifie, puis les offre à la lumière, à d'autres regards, à d'autres mots. Les mots deviennent là objet, l'objet devient décoration, l'image s'affiche, amuse, illumine, invite ou questionne, la texture met en lumière ou contredit les mots, et cette mise en scène du texte, parfois excessive ou surréaliste ou intrigante ou juste plaisante, accentue ainsi le côté clair-obscur, décalé, dérisoire, ou humoristique, crée le sentiment ambivalent d'une expression plus globale, plus insaisissable ou plus nuancée encore que le simple alignement de mots.
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